1. Steven Holl, « Storefront for Art and achitecture », New York, USA, 1994
  2. Didier Fuiza Faustino, « (G)host in the (S)hell », Installation, Storefront for Art and Architecture, New York, USA, 2008

L’architecte Steven Holl propose en collaboration avec Vito Acconci une galerie «Storefront for Art and Achitecture» dont les murs s’ouvrent sur la rue. A l’extremité est du quartier de Soho à New York, cette galerie aussi sculpturale que pratique, est conçue pour ne fonctionner qu’une periode de temps limité, après laquelle l’architecte sera appelé à réintervenir. En 2008, Didier Fuiza Faustino prospose avec l’installation «(G)host in the (S)hell » de figer les parois pivotantes du bâtiment par des grilles et ainsi mettre en avant la vulnérabilité de la galerie tout en créant une cage intermédiaire entre l’espace d’exposition et la rue qu’il faudra pénétrer pour se retrouver en son sein.

il y a 2 ans 4 notes
  • Didier Fuiza Faustino
  • « H-Box »
  • 2007

En 2007, la marque de luxe Hermès, en collaboration avec l’artiste/architecte Didier Fuiza Faustino propose la « H-Box », un espace de projection itinérant qui diffusera chaque année les créations des artistes cinéastes. (Centre Pompidou, France – MUSAC, Museo de Arte Contemporaneo de Castilla y Leon, Espagne - MUDAM, Luxemburg - Tate Modern, Londres, Angleterre - Yokohama Triennial, Yokohama, Japon). Cette structure unique propose divers programmes vidéos qui tournent en continu, réalisées par les artistes tels que Dora García, Judit Kúrtag, Valérie Mréjen, Shahryar Nashat, and Su-Mei Tse…

La H-BOX est réalisée à partir de structures sandwiches nid d’abeilles de grandes dimensions et faible masse. L’ensemble démontable de 7m x 5m a été réalisé par Euro-Shelter qui conçoit et réalise depuis plus de 30 ans des d’abris techniques militaires à hautes performances et met en oeuvre des panneaux sandwiches structuraux en aluminium.

il y a 2 ans 2 notes
  • Dan Graham
  • " Two-Way Mirror Punched Steel Hedge Labyrinth ", Minnesota
  • " Kaleidoscope/Double ", La Rochelle, France, 2010 

Dan Graham multiplie les écrans et perturbe la construction frontale, axiale de l’espace. A la fois sculpture, architecture et machine optique, « appareil de prise de vue » selon le philosophe, urbaniste, Paul Virilio, ce « pavillon » répétitif et toujours différent (Two-Way Mirror Punched Steel Hedge Labyrinth, Kaleidoscope/Doubled ) s’inscrit dans une réflexion sur l’espace et les oppositions : intérieur/extérieur, opacité/transparence, espace public/espace privé. Il s’agirait donc d’exposer le monde ( l’environnement ) qui vient se réfléchir sur les miroirs sans teint et de voir à travers, tout en y apercevant une réflexion. Il en résulte un étrange mélange de distorsion, où les objets connus apparaissent tout à coup dans un environnement où la réalité se couple à la fiction.

il y a 2 ans 79 notes
  • Clegg & Guttmann
  • « The Open Library »

Le couple d’artistes Clegg & Guttmann avec « The Open Library » invente des « sculptures sociales », comme des bibliothèques à libre accès, parsemées dans les villes, depuis lesquelles les passants peuvent emprunter des livres. La sculpture devient ainsi medium de la division de l’espace, un temps de reflexion, de loisirs ou de vie.

il y a 2 ans 3 notes
  • Martha Schwartz,
  • " The bagel garden "
  • Boston, Etats-Unis, 1979.

« Le Bagel garden » de Martha Schwartz, à Boston, s’inspire d’un classique parterre de buis mais dont le sol est recouvert de billes d’aquarium violettes et de bagels (petits pains en forme d’anneau d’origine juive) vernis.

Ce jardin simple mais révolutionnaire déclencha la foudre des uns et l’admiration inconditionnelle des autres. Depuis Martha Schwartz poursuit une démarche artistique où un parti pris volontariste et parfois même radical associe art et paysage, sachant que le premier peut donner forme au second. Elle cherche davantage à capitaliser pleinement sur l’environnement urbain plutôt que de « tenter de recouvrir les défauts de la ville d’un pudique voile de verdure ».

il y a 2 ans 4 notes
  • Achille Bonito Oliva
  • « Musée obligatoire »
  • Naples, 2003.

Sur le modèle du métro de Montréal, souvent considéré comme le 31e musée montréalais, à la fois réseau de transport et musée éclaté dans la ville, Naples inaugure en mars 1993 son « métro de l’art ». Baptisé « Musée obligatoire », cet incroyable projet souterrain a été imaginé par le critique d’art Achille Bonito Oliva et aménagé par une équipe de plasticiens et d’architectes.

La station Université-de-Naples, conçue par le designer anglo-égyptien Karim Rashid, propose un parcours « poétique », la station Piazza Dante, «station-musée» expose des immenses néons, créés par Joseph Kossuth, pionnier de l’art conceptuel qui éclairent les murs, sur lesquels sont gravés des vers de Dante décrivant le passage de l’ombre à la lumière. Les installations permanentes d’artistes comme Jannis Kounellis, Nicola De Maria, Joseph Kossuth, Michelangelo Pistoletto et Carlo Alfano, y sont exposées au public sans aucune protection. Pourtant, personne ne tente de les voler ni de les endommager.

Avec ses gares aménagées ( stations, sorties et places ) comme le prolongement des musées de la ville qu’elle dessert en boucle sur elle même, la ligne 1 du métro, portées aux nues par The Times est aujourd’hui visitée par des milliers de touristes. Les usagers, en expérimentant les oeuvres au gré de leurs déplacements, et participent à la narration artistique. Achille Bonito Oliva percevait ce projet comme « une tentative d’intercepter un public hétérogène qui ne fréquente pas les musées, et de le faire soudainement tomber sur des images liées à la sensibilité de notre temps ».  Il ne s’agit pas d’un parcours prédéfini, narratif ou linéaire, mais plutôt d’une sorte de court-métrage séquencé dont chacun choisi la séquence. Les voyageurs « zappent » d’une oeuvre à l’autre entre deux stations, un changement, une lecture, et font l’expérience de d’une réalité diffuse de l’art au quotidien.

DDO.

il y a 2 ans 9 notes
  • Elmgreen Michael et Ingar Dragset
  • « Marfa Store », Prada
  • Marfa, Valentine, Texas, Etas Unis d’Amérique, 2005

En 2005, la marque italienne Prada commissionne les artistes norvégiens Elmgreen et Dragset pour implanter une boutique au Texas, en plein milieu du désert.

Ce « magasin » Prada n’est pas un espace de vente car personne ne peut y pénétrer, mais un pur spectacle. L’architecture se fait hymne au voyage et rappelle le road movie, les scènes du film My Own Private Idaho ou une peinture d’Edward Hopper.

Exposée aux vandales et aux pilleurs, la boutique n’est restée intacte que trois jours avant de se fondre dans ce paysage de fausses ruines qui caractérise l’ouest du Texas et faire echo au land art des années 60, dont les oeuvres sont soumises à l’érosion naturelle.

il y a 2 ans 2 notes
  • R&Sie (François Roche et Stéphanie Lavaux)
  • " Asphalt Spot “
  • Japon, Centre d’exposition à Tokamachi, 2003

L’agence R&Sie (François Roche et Stéphanie Lavaux) fusionne via la topographie, un parking et un espace d’exposition. La galerie d’art à Tokamashi propose la plage de l’art sous la plage de parking. La nappe d’asphalte se soulève jusqu’à 3,16 mètres de hauteur pour laisser voir les espaces d’expositions ouverts sur le paysage. Il ne s’agit plus uniquement d’additionner les programmes mais de les faire fusionner entre eux.

il y a 2 ans 3 notes
  • OMA,Rem Koolhaas,
  • «Transformer» fondation Prada
  • Séoul, Corée du Sud, 2009

Pour l’art contemporain, l’espace d’exposition se doit être à la fois le référent mais aussi le lieu de vie et d’expérimentation. En d’autres termes il doit s’adapter aux œuvres tout en leur permettant de le transformer. Pour le critique d’art et d’architecture Paul Ardenne, « un centre d’art de type dur voué à accueillir des œuvres différentes par l’esprit ou la forme sans pouvoir d’adapter à chacune d’elle serait inapte à la mutation. Une hérésie de fait. Dans l’idéal, un lieu pour l’art doit être à la mesure des œuvres qu’il prend en charge, autant dire d’une plasticité intégrale. Sinon, instrumentalisation ou jeu de dupes ».

Rem Koolhaas propose avec le pavillon de la fondation Prada baptisé « Transformer », un bâtiment éphémère et modulable qui réunit en un seul et même lieu des espaces dédiés la mode, l’art, l’architecture et le cinéma. L’édifice est un tétraèdre dont les quatre faces ont chacune une forme géométrique distincte : un hexagone, un rectangle, une croix et un cercle. Sa structure métallique pèse 180 tonnes et culmine à 20 mètres de haut. Elle est recouverte d’une membrane blanche, élastique et translucide fabriquée en Cocoon, matériau à base de PVC. « Chaque face du tétraèdre permet de générer un espace que nous considérons comme idéal pour une destination précise », explique Alexander Reichert, architecte responsable du projet chez OMA.

Pour Rem Koolhaas, « contrairement à un objet statique qui remplit arbitrairement un programme, le Prada Transformer est un organisme dynamique ». Car là est toute son originalité : l’édifice peut en effet effectuer des rotations sur lui-même afin de s’adapter à ces différents modes de présentation. Il suffit de quatre grues et d’un laps de temps qui va, selon les conditions météo, de quarante minutes à une heure pour bouleverser complètement la silhouette de l’édifice et donc l’espace intérieur. Le sol devient mur, le mur devient plafond et ainsi de suite. Selon sa configuration, la surface intérieure passe ainsi de 225 mètres carrés version croix, à 385 mètres carrés pour la version hexagone.

DDO

il y a 2 ans 11 notes
  • JAN VORMANN
  • Dispatchwork

"Panser" la ville via les legos

Initialement conçu pour le Festival d’Art Contemporain 20 Eventi, à Bocchignano près de Rome, le projet Dispatchwork de l’artiste allemand Jan Vormann, non sans rappeler le travail de Julianna Santacruz et ses nids de poule en maille, a pour dessein de panser les plaies des bâtiments à l’aide d’éléments de Lego multicolores.

Cette démarche poétique, portant aussi sur la charge historique des bâtiments qui nous entoure, s’est vite étendue vers les plaies des villes pour la plupart laissées par la guerre : Berlin, Tel Aviv, Belgrade, pour revêtir un sens plus politique.

Réparer les blessures du monde avec des jouets d’enfant, un rêve utopique ? De manière spontanée, les passants eux-mêmes ont pu participer à cette reconstruction récréative, insérant les petites briques de leur enfance dans un trottoir abimé ou dans les meurtrissures d’un bâtiment fissuré. Cette version de la rénovation est devenue un projet participatif à vocation presque citoyenne. Chacun est désormais invité à intervenir au pas de sa porte ou dans sa municipalité, l’artiste s’engage même à publier les photos des œuvres sur le site du projet ! ( Dispatchwork.info.)

A la portée de tous, le concept s’est dupliqué à l’instar de celui des Space Invaders. Les « dispatchers » se multiplient de par le monde, et de nouvelles villes telles que New-York, Århus, Venise, Toulouse et bien d’autres sont investies. En apportant ces plus-values d’amusement et de couleur vive, au sein des fractures de l’urbain, le module ludique de notre enfance se fait instigateur d’une réhabilitation à grande échelle.

DDO.

il y a 2 ans 5 notes
  • DILLIER et SCOFIDIO
  • " The Blur Building "

Le travail des architectes Diller et Scofidio via des installations et performances utilise toutes les formes d’arts, aux collaborations avec tout une série d’artistes allant des arts plastiques aux arts de la scène.

En ce sens, ” The Blur Building ” est un model d’ambiguïté ; le « nuage » en suspension est le produit d’une vaporisation d’eau du lac, soit une architecture issue avant tout de l’eau comme matiériau, rappelant « l’architecture de l’air » pensée par Yves Klein dans les années 1950. Une multitude d’architectures s’offre au gré du vent ; c’est un espace en mouvement qui met en exergue les rapports à la technologie, dans un monde saturé d’informations. « Nous voulions créer un effet spécial à l’échelle expérimentale, un espace ambigu jouant sur les limites indéfinissables, un espace hypersensitif » résume Elisabeth Dillier.

il y a 2 ans 26 notes
  • Shusaku Arakawa and Madeline Gins
  • Architecture against death
  • SITE OF REVERSIBLE DESTINY - YORO PARK
  •  Yoro, Japan.

This landscape in Yoro Prefecture, Japan, actualizes Arakawa and Gins’ theories concerning the “tentativeness” of embodied cognition processes associated with “perceptual, imaging, and dimensionalizing landing sites.”

http://www.slought.org/content/11366/#.Tu8tgYGr_bw.tumblr

Reversible Destiny - Declaration of the Right Not to Die

Second International Arakawa + Gins Architecture   Philosophy Conference/Congress” - Olkowski, et al. - Slought Foundation

il y a 2 ans
  • "Syn Chron"
  • Carsten Nikolai
  • Neue Nationalgalerie, Berlin (2005); Biennale Berne (2005); Yamaguchi Center for Arts and Media , Yamaguchi (2005); Singapore Biennale (2006)
  • Maître d´ouvrage:  Association ‘Freunde Guter Musik’, Berlin
  • Equipe: Artiste: Carsten Nicolai, Berlin; Architectes: LIN, Finn Geipel, Giulia Andi, Berlin, Paris avec David Letellier; Stucture: Werner Sobek, WSI, Stuttgart, New York
  • Surface : 200 m²
  • Dates: Printemps 2005

"Syn Chron" englobe lumière, son et architecture.

  1. L’espace intérieur est à la fois corps de résonance et surface de projection.
  2. Le son est crée et transmis par plusieurs excitateurs accrochés à la peau extérieure du cristal.
  3. La lumière est projetée sur les surfaces polygonales par quatre lasers.

Espace de perception sonore et visuelle: diffusion et réflection de sinusoïdes et de rayons lasers, redéfinissant la perception du temps, de la fréquence et de l’espace

Pourtant, une fois immergé dans cet espace traversés de flux de sons et de lumières  incessants, le visiteur est confronté à une création proche d’un cocon propice à l’intimité et à la médiation.

il y a 2 ans 15 notes
  • JULIANA SANTACRUZ
  • Nid de poule
  • Paris, 2009
il y a 2 ans 4 notes
  • Peter Kunz
  • Boîtes de stationnement
  • 2011

A mi-chemin entre l’architecture publique urbaine et le Land Art

Une étonnante installation extérieure faisant penser à un présentoir géant, où les voitures sont présentées à la manière des maquettes de collection dans leur boîte transparente.

il y a 2 ans 3 notes